Dernière mise à jour le 3 juin 2026

Cahier des charges site web : le guide complet pour ne rien oublier

Création visuel gratuite de votre héro.
exemple site internet
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Mohamed-amine Drablia

Fondateur des Slasheurs

cahier des charges site web
Sommaire

La plupart des projets web qui dérapent ont un point commun. Pas un mauvais prestataire. Pas un budget insuffisant. Un brief incomplet. Un document vague envoyé à la dernière minute, avec trois lignes d’explication et une photo de référence trouvée sur Pinterest. Résultat : des semaines de corrections, un devis qui double, et un site livré qui ne ressemble pas à ce qu’on avait en tête. Ce guide te donne la structure exacte d’un cahier des charges qui protège ton projet du début à la fin.

En résumé

  • Un cahier des charges bien fait évite les devis flous, les allers-retours inutiles et les mauvaises surprises à la livraison.
  • Il n’a pas besoin d’être long. 5 à 10 pages structurées valent mieux qu’un document de 40 pages que personne ne lira jusqu’au bout.
  • Ce qu’il doit absolument contenir : tes objectifs, ta cible, tes pages, tes fonctionnalités, ton budget et tes références visuelles.

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Ton cahier des charges est-il complet ?

Coche les éléments déjà présents dans ton brief. Ton score s’affiche en temps réel.

0 / 15 éléments

Contexte & Objectifs

Présentation de l’entreprise et de son activité
Objectif principal du site (leads, ventes, notoriété…)
Description de la cible (profil, âge, comportement)
3 à 5 sites concurrents ou de référence

Contenu & Structure

Liste des pages souhaitées (arborescence)
Contenus existants (textes, photos, vidéos, logo)
Charte graphique ou préférences visuelles

Fonctionnalités

Fonctionnalités prioritaires (formulaire, blog, e-commerce…)
Intégrations à prévoir (CRM, newsletter, paiement…)
Besoins multilingues ou multi-devises

Technique & SEO

Nom de domaine et hébergement existants ou à prévoir
Exigences SEO (mots-clés cibles, pages à positionner)
Contraintes RGPD ou sectorielles spécifiques

Budget & Planning

Enveloppe budgétaire indicative
Date de mise en ligne souhaitée
Interlocuteur principal et processus de validation

Ce qu’est vraiment un cahier des charges web

Ce n’est pas un document technique. Ce n’est pas un roman. C’est un outil de décision.

Il sert à formaliser ce que tu veux, pour qui, avec quel budget et dans quel délai. Pas plus. Quand un prestataire le reçoit, il doit pouvoir répondre à trois questions sans t’appeler : qu’est-ce que ce site doit accomplir, qui va l’utiliser, et qu’est-ce qu’il doit contenir.

Si le document ne répond pas à ces trois questions, il est incomplet.

« Un brief vague produit un devis vague. Un devis vague produit un projet qui dérive. »

La plupart des projets web qu’on reprend en refonte avaient démarré sans cahier des charges. Pas parce que le prestataire précédent était mauvais. Parce que personne n’avait pris le temps de poser les fondations.

Ce qui arrive quand tu n’en as pas

Le même projet, deux approches différentes

Avec un cahier des charges
Semaine 1
Brief envoyé, devis précis reçu en 48h
Semaine 2
Maquettes validées au premier retour
Semaine 5
Développement sans question inattendue
Semaine 8
Site livré dans les délais, dans le budget
Mois 3
Premiers leads entrants depuis Google
Sans cahier des charges
Semaine 1
Devis reçu avec 12 questions en retour
Semaine 3
3 allers-retours sur les maquettes, angle changé
Semaine 7
« On n’avait pas prévu cette fonctionnalité »
Semaine 14
Livraison partielle, budget dépassé de 40 %
Mois 6
Refonte déjà envisagée

Le scénario de droite revient plus souvent qu’on ne le croit. Pas parce que les prestataires sont incompétents. Parce que combler les blancs d’un brief incomplet prend du temps, génère des malentendus et coûte de l’argent — au prestataire d’abord, puis à toi sur la facture finale.

Les 7 sections d’un bon cahier des charges

1. Présentation de l’entreprise et du projet

Commence par le contexte. Qui tu es, ce que tu fais, depuis quand, pour qui. Pas un texte marketing — une description factuelle de ton activité, tes points forts, ce qui te distingue de tes concurrents directs.

Ajoute 3 à 5 sites que tu trouves bien faits, avec une phrase sur ce qui te plaît dans chacun. C’est souvent ce qui aide le plus un designer à cerner ton univers visuel.

2. Les objectifs du site

Un site peut servir à beaucoup de choses. Générer des demandes de devis, vendre en ligne, présenter un portfolio, recruter, fidéliser des clients existants. Ton prestataire doit savoir lequel est prioritaire.

Sois précis. « Générer des leads » est vague. « Obtenir 10 demandes de devis qualifiées par mois via le formulaire de contact » est un objectif. La différence entre les deux change complètement la façon dont le site sera construit.

3. La description de ta cible

Qui va visiter ce site ? Quel âge, quel métier, quels problèmes, quel niveau de maturité sur ton offre ? Un site pour des dirigeants de PME ne se construit pas comme un site pour des particuliers en phase de découverte.

Plus tu décris précisément ton client idéal, plus le prestataire pourra adapter l’architecture, le message et les CTA à ce profil.

4. L’arborescence et les pages

Liste les pages que tu veux. Accueil, services, à propos, contact — c’est la base. Mais aussi les pages spécifiques : une page par service, des pages locales si tu travailles sur plusieurs villes, un blog, une FAQ, un espace client.

Pour chaque page importante, note en deux lignes ce qu’elle doit accomplir. Pas le contenu exact — juste le rôle. Si tu hésites sur la structure à adopter, notre article sur la structure idéale d’une page d’accueil peut t’aider à visualiser ce que chaque section doit produire.

5. Les fonctionnalités

C’est là que beaucoup de briefs sont lacunaires. Un formulaire de contact c’est une fonctionnalité. Un système de réservation en est une autre. Une boutique, un espace membres, un comparateur de produits, un calculateur de devis — chaque élément interactif doit être listé.

Note aussi les intégrations existantes : tu utilises HubSpot, Mailchimp, un logiciel de facturation ? Ça se prépare en amont, pas après la livraison. Si ton projet est un e-commerce, notre guide WooCommerce détaille les fonctionnalités à anticiper dès le brief.

6. Le budget et le planning

Beaucoup de gens évitent de mentionner leur budget par peur de se faire « sur-facturer ». C’est une erreur. Un prestataire sérieux adapte sa proposition à l’enveloppe disponible. Sans budget indiqué, il propose ce qui lui semble raisonnable — et ça peut être très loin de ce que tu as prévu.

Donne une fourchette honnête. Et précise ta date idéale de mise en ligne. Pour avoir une idée des budgets selon le type de projet, notre article sur le prix d’un site internet te donnera des repères concrets avant de contacter des prestataires. Si tu as un événement, un lancement, une période commerciale à ne pas rater, dis-le dès le départ.

7. Les contraintes techniques et réglementaires

Hébergement existant à conserver ? Nom de domaine déjà acheté ? Site actuel à ne pas interrompre pendant la migration ? Si c’est une refonte, notre guide sur la refonte de site web détaille les contraintes techniques spécifiques à anticiper dans ton brief. Secteur avec des exigences RGPD spécifiques (santé, finance, juridique) ?

Ces éléments changent l’organisation du projet. Mieux vaut les mentionner au départ que les découvrir à mi-chemin.

Ce que doit contenir ton cahier des charges selon ton projet

SectionSite vitrineE-commerceRefonte
Présentation entrepriseOuiOuiOui
Objectifs mesurablesOuiOuiOui
Arborescence pagesOuiOuiObligatoire
Catalogue produitsNonOuiSi applicable
Logistique / paiementNonOuiSi applicable
Site actuel à analyserNonNonOui
Pages à conserverNonNonOui
Redirections 301NonNonOui
Intégrations CRMOptionnelOuiOptionnel
Contraintes RGPDSelon secteurOuiSelon secteur

Les erreurs qui font dériver un projet

On voit les mêmes erreurs revenir d’un projet à l’autre.

La plus fréquente : envoyer un brief par email en deux paragraphes avec « on verra les détails en réunion ». La réunion finit par servir à poser les questions que le brief aurait dû répondre. Tout le monde perd deux heures. Le projet démarre avec du retard.

La deuxième : copier-coller la plaquette commerciale de l’entreprise comme présentation. Une plaquette parle à des clients. Un cahier des charges parle à un prestataire technique. Ce n’est pas la même lecture, ni le même niveau de détail utile.

La troisième, souvent la plus coûteuse : ne pas lister les fonctionnalités parce qu’elles semblent « évidentes ». Un formulaire de contact multiétapes avec qualification automatique, c’est une fonctionnalité. Une galerie photos avec filtres, c’est une fonctionnalité. Si c’est pas écrit, c’est pas dans le devis.

Cas client

Yumé Conseil — Cabinet expert-comptable, Strasbourg

Situation initiale

Site existant peu visible, aucune demande entrante depuis le web

Brief fourni

8 pages structurées : objectifs, cible, fonctionnalités, références visuelles

Durée du projet

6 semaines, sans aller-retour inattendu

Technologie

WordPress + Elementor, architecture SEO multi-pages

Résultat : 5 rendez-vous prospects qualifiés par mois depuis Google, sans publicité payante

Les éléments SEO à intégrer dans ton cahier des charges

C’est la section que beaucoup oublient. Le SEO ne s’ajoute pas après la livraison. Il se prépare avant le premier coup de code.

Un site livré sans réflexion SEO en amont, c’est un site qu’on optimise deux fois. La première gratuitement si c’est dans le scope, la deuxième à tes frais si ça ne l’était pas.

Voici ce que ton brief doit mentionner sur le sujet :

  • Les mots-clés stratégiques sur lesquels tu veux être visible (par exemple : « expert-comptable Strasbourg », « agence web Lyon »)
  • La structure des URL souhaitée (courtes, sans date, cohérentes avec l’arborescence)
  • Les pages locales si tu travailles sur plusieurs zones géographiques
  • Le besoin d’un blog ou non pour générer du trafic organique
  • Les redirections 301 si le projet est une refonte d’un site existant
  • La connexion à Google Analytics et Google Search Console dès la mise en ligne
  • Les Core Web Vitals : ton prestataire doit savoir que la performance est un critère de recette

Si ton prestataire ne te pose jamais de question sur le SEO pendant le projet, pose-lui la question toi-même. Pour aller plus loin sur ce sujet, notre guide sur le référencement naturel explique comment on intègre le SEO dès la conception.

La structure type d’un cahier des charges web

Structure type — 10 sections essentielles

  • 1

    Présentation de l’entreprise

    Activité, valeurs, positionnement, points différenciants

  • 2

    Objectifs du projet

    Ce que le site doit produire concrètement (leads, ventes, notoriété)

  • 3

    Description de la cible

    Profil, âge, comportement, niveau de maturité sur l’offre

  • 4

    Arborescence du site

    Liste des pages et leur rôle dans le parcours visiteur

  • 5

    Fonctionnalités

    Tous les éléments interactifs, formulaires, intégrations

  • 6

    Design et références visuelles

    Charte existante, sites de référence, préférences ou contraintes graphiques

  • 7

    SEO

    Mots-clés cibles, pages locales, redirections, blog, Analytics

  • 8

    Contraintes techniques

    Hébergement, domaine, RGPD, intégrations existantes

  • 9

    Budget

    Enveloppe indicative, répartition si connue

  • 10

    Planning

    Date de mise en ligne souhaitée, jalons importants, interlocuteur principal

Exemple de cahier des charges site web (extrait)

Voici à quoi ressemble un brief bien structuré pour un site vitrine professionnel. Cet extrait illustre le niveau de détail attendu sur les sections clés.

Entreprise : Cabinet de conseil en gestion, 8 collaborateurs, spécialisé accompagnement dirigeants de PME.

Objectif : Générer 8 à 10 demandes de rendez-vous qualifiées par mois via le formulaire de contact, depuis Google.

Cible : Dirigeants de PME de 10 à 80 salariés, 35-55 ans, région parisienne. Ils googlen « cabinet conseil gestion PME Paris » ou « accompagnement dirigeant entreprise ». Niveau de maturité : ils comparent 2 à 3 prestataires avant de contacter.

Pages souhaitées : Accueil / Notre approche / Services (3 pages distinctes) / Équipe / Blog / Contact.

Fonctionnalités : Formulaire de contact multi-étapes, calendrier de réservation intégré, blog avec 2 catégories, connexion Google Analytics et Search Console dès la mise en ligne.

Budget : 4 000 à 6 000 €. Maintenance annuelle souhaitée.

Délai : Mise en ligne avant le 15 septembre, pour la rentrée et la période de prospection.

Ce niveau de précision permet à une agence de chiffrer sans revenir avec 12 questions. C’est exactement ce qui sépare un brief qui génère un devis en 24h d’un brief qui génère une réunion de cadrage de 2 heures.

Questions fréquentes sur le cahier des charges

Combien de pages doit faire un cahier des charges ?

Entre 5 et 15 pages selon la complexité du projet. Un site vitrine de 5 pages peut être cadré en 6 pages de brief. Un e-commerce avec catalogue, paiement et espace client peut facilement en nécessiter 15. L’important : chaque page doit apporter une information utile, pas du remplissage.

Faut-il des compétences techniques pour le rédiger ?

Non. Le cahier des charges est un document de décision, pas un document technique. Tu décris ce que tu veux obtenir, pas comment le construire. C’est le rôle du prestataire de traduire tes besoins en solutions techniques.

Est-ce qu’une agence peut m’aider à le rédiger ?

Oui, et c’est souvent la meilleure option quand le projet est complexe. Chez Slasheurs, on accompagne systématiquement nos clients dans cette étape avant de démarrer. Un brief bien construit en amont protège tout le monde — toi sur le résultat, nous sur le périmètre.

Peut-on modifier le cahier des charges en cours de projet ?

Oui, mais avec un avenant. Tout ajout de fonctionnalité ou de page en cours de projet implique un nouveau chiffrage. C’est pour ça qu’un brief complet au départ reste la meilleure protection contre les mauvaises surprises budgétaires.

Qui rédige le cahier des charges d’un site web ?

C’est le client, pas le prestataire. Tu es le seul à connaître tes objectifs, ta cible et tes contraintes. Le prestataire peut t’aider à le structurer, mais le contenu doit venir de toi. Une agence sérieuse te posera des questions pour t’y aider — pas pour le rédiger à ta place.

Quand faut-il rédiger le cahier des charges ?

Avant de contacter la moindre agence ou le moindre freelance. C’est le document de base qui permet d’obtenir des devis comparables. Sans lui, tu vas passer du temps à répondre aux mêmes questions en boucle à chaque prestataire contacté.

Quelle différence entre un brief et un cahier des charges ?

Un brief est court et orienté stratégie. Le cahier des charges est plus détaillé et couvre aussi les aspects techniques, fonctionnels et budgétaires. Pour un projet web de taille standard, les deux se confondent souvent. L’important c’est la précision du document, pas son nom.

Peut-on utiliser un modèle Word pour son cahier des charges ?

Oui, c’est même recommandé. Un modèle structuré t’évite d’oublier des sections importantes et te guide section par section. C’est pour ça qu’on a créé le nôtre — tu le télécharges ici gratuitement et tu n’as plus qu’à le compléter.

Combien coûte la rédaction d’un cahier des charges ?

Si tu le rédiges toi-même avec un modèle, ça ne coûte rien — juste 2 à 3 heures de travail. Certaines agences proposent un accompagnement à la rédaction du brief en début de projet, souvent inclus dans le forfait ou facturé entre 200 et 500 € pour les projets complexes.

Que faire après avoir terminé son cahier des charges ?

Tu envoies le document à 2 ou 3 prestataires sélectionnés sur la base de leur portfolio et de leurs références. Tu demandes un devis détaillé et une proposition méthodologique. Tu compares, tu rencontres les équipes, et tu choisis. Le cahier des charges a déjà fait la moitié du travail.

Ce qu’on retient après des centaines de briefs reçus

Un bon cahier des charges ne garantit pas un bon site. Il garantit que le projet démarre avec les bonnes fondations. La différence entre un projet livré dans les temps et un projet qui s’enlise se joue rarement sur la compétence du prestataire. Elle se joue presque toujours sur la qualité du cadrage initial.

Un site web coûte quelques milliers d’euros. Une erreur de cadrage peut en coûter des dizaines de milliers. Le cahier des charges est probablement le document le plus rentable de tout ton projet. Prends deux heures pour le rédiger. Tu en gagneras vingt sur la suite.